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 Lovely Bones

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Makiyuko
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MessageSujet: Lovely Bones   Mar 24 Aoû 2010 - 23:16



Fiche Technique
Réalisateur :
Peter Jackson


Avec : Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Rachel Weisz


Drame Fantastique, U.S.A./New-Zélande [2009], 02h08
Sortie en salle : 10 Février 2010

  • Synopsis
    Susie Salmon, jeune fille heureuse et comblée, est âgée de 14 ans lorsqu’elle est assassinée, le 6 Décembre 1973. Du haut d’un monde qui semble placé entre Terre et Ciel, elle observe sa famille, ses amis et son tueur. Elle suite ainsi la destruction de sa famille touchée par le deuil, l’acharnement de sa sœur à comprendre, le parcours de celui qui l’a arrachée à ce monde auquel est tenait tant…


Trailer

Lovely Bones : Bande-Annonce / Trailer (VOSTFR/HD)
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I. MADE IN U.S.A.

… Et ça se voit! Peter Jackson ne laisse aucune ambiguïté s’insinuer : on sent, on mange, on pense tel un américain ; et tant mieux. Car tout est là : les pavillons, le lycée un tantinet old school, le couple de jeunes parents beaux et attentifs, les bonnes mœurs, etc. Et surtout, ce rapport bien particulier à la religion, aux croyances, que l’on sait très important dans la culture américaine.
    Susie

    Inutile de mentir ou de se donner de faux airs d’originaux, on ne peut résister au charme de Susie Salmon, pas plus d’ailleurs à celui de Saroise Ronan, qui campe ici l’adolescente fleurissante. Un visage fin parsemé de tâches de rousseur, une longue chevelure variant entre roux et blond balayant son dos et de grands et curieux yeux attirants. Ce qui frappe chez le personnage central de Jackson, c’est sa fraicheur et son… naturel. Pas une de ces potiches blondes à gros seins ou de ces jeunes lycéenne faussement banales à la mine de gosse de riches, que l’on retrouve dans les bras d’un vampire peu crédible… Mais, passons. Susie Salmon est une jeune fille aimée, obéissante et heureuse, curieuse et un poil casse-cou. Les premiers temps du film sont consacrés à sa présentation et celle de son entourage, et l’on y découvre une fillette joyeuse devenue adolescente souriante, posée, agréable.
    On s’intéresse ensuite à ses goûts, ses envies. Passionnée de photographie, on la voit [au travers des nombreux flash-back notamment] tenir son appareil et immortaliser des dizaines de moments, instants, éphémères ou non. Remarquable aussi, ses tenues. Et plus particulièrement, celle qu’elle portera le jour de son viol, puis meurtre. Un pantalon jaune canari surmonté d’un sweat bleu roi… et ce magnifique bonnet péruvien, objet sentimentalement important pour l’histoire. C’est décalé, coloré, originale dira-t-on. C’est étonnant et frais, ça donne envie de sourire. Et c’est cela que l’on aime chez Susie, le sourire.


    Sweet Family

    Il y a comme un arrière goût d’E.T., le succès planétaire, ou encore de Little Miss Sunshine, le génialement décalé. Une famille soudée et chaleureuse, cinq être d’un même nom vivant sous le toit parfaitement droit de leur pavillon, semble à celui du voisin, celui du voisin du voisin, celui du… Un beau petit ensemble composé de deux parents et maladroits comme le sont les parents avec leurs enfants, deux filles très différentes et attachantes aussi bien l’une que l’autre, puis un garçon savourant pleinement l’enfance, ses joies et ses découvertes. C’est cela, la famille Salmon. Sans oublier cette grand-mère quelque peu… originale !(la encore, on ne peut que se remémorer le talentueux Alan Arkin en papi sniffeur de coke et libertin, de Little Miss Sunhine).

    Une famille heureuse qui, brusquement, va s’écrouler, plonger dans la dépression et l’incertitude, avant de lentement ressortir la tête de l’eau et retrouve une peu d’air. Le film tourne autour de sujets graves et fondamentalement importants aux yeux des Américains ; la perte, le deuil et ‘ce qui nous attend après’. Le deuil que le spectateur va suivre au travers de l’ensemble du long-métrage est celui d’une famille (notamment des parents, vidés par cette perte de l’enfance), des amis, amours.

    La fuite de Abigail, la mère, est violente, incompréhensible pour certains, mais c’est là malheureusement le reflet d’une possible réalité : le refus de ce deuil douloureux que l’on vous oblige à mener. Cet évènement va être d’autant plus destructeur car directement lié au père, Mark, déjà profondément accablé par la disparition de son ainée, avec laquelle il avait énormément partagé [la collection de bateaux en bouteille est un élément essentiel pour le scénario]. Lindsay, elle, va tenter de noyer son désarroi en cherchant à retrouver la trace de sa sœur, de toutes les manières possible. Buckley, enfin, va avoir le soutien de sa grand-mère, qui lui donnera ou non les réponses à ses questions. La vision de l’enfant est peu étudiée dans le film, mais il apporte tout de même une certaine ‘naïveté’ face à un tel évènement, qui parvient parfois à calmer.


    Cette famille que l’on va donc découvrir tour à tour idyllique, instable puis fragile, donne au projet de Jackson le côté sentimental et larmoyant qui va finir par déborder quelque peu, sucrant excessivement l’adaptation du livre d'Alice Sebold, La Nostagie de l’Ange. C’est d’ailleurs ce trop qui va être reproché au réalisateur, par les critiques presse et cinéma.


    The Big Bad Wolf

    Le fait que l’homme en question ressemble étonnamment à mon ancien prof de musique ne regardant que moi, je vais me contenter de lui trouver des airs rétros accompagnés d’une belle caricature du voisin célibataire endurcit et pervers. Mais ça marche! Jackson s’est entouré d’un casting de choix et Stanley Tucci, qui tient donc ici le fameux rôle du tueur, possède un jeu très intéressant, surtout au niveau de ses yeux… C’est étrange, mais c’est comme ça °° Il donne une intensité à l’homme, notamment à travers son regard tantôt perdu, puis tendu, maniaque, dérangeant… Personne n’aimerait avoir ce genre de voisin. Chaleureux mais qui vous observe longtemps, un petit sourire au coin des lèvres.

    Très vite, Lindsay va avoir des doutes sur cet homme solitaire et elle va être la première à réagir pour tenter de coincer le meurtrier de sa sœur. Leur confrontation va durer toute la longueur du film, et ce n’est qu’au moment où la jeune fille va réussir à s’introduire chez l’homme qu’elle va enfin trouver des preuves tenant un minimum la route. Lorsque l’on est avec Susie, dans l’entre-deux come le nomme son jeune frère, ce voisin apparait à plusieurs reprises, notamment dans la scène de la baignoire. Tout ce qui touche à cet homme semble détestable et haït par Susie, et son monde de rêves s’écoule lorsqu’il est question de lui, petit morceau par petit morceau.


L’ENTRE-DEUX

Susie Salmon ne verra ni Dieu ni le Diable. La jeune fille violée puis assassinée froidement ouvrir de nouveau les yeux dans un monde étrange aux vives couleurs et aux paysages infinis. C’est ‘L’entre-deux’. Comme un passage, un endroit d’où elle peut voir tout ce qu’il se passe sur terre et suivre la tragique destruction de sa famille et les efforts acharnés de son père et de sa sœur… ainsi que le trajet de son assassin.

    Pour sûr, John Lennon aurait adoré !

    C’est là qu’apparaît le côté lourd et surfait de ce film. Des enfants aux visages rayonnants habillés tels des hippies, qui font des rondes autour d’arbres enchantés. Voilà qui devrait vous donner une idée du ‘paradis’ de Susie Salmon. Tout y est sucré et doux, excepté lorsque l’adolescente ressasse de vieillies idées noires… Dès lors, les paysages changent, se font plus intimistes, plus sombres, glauques parfois. Dommage que Jackson tombe peu à peu dans la caricature au long de son film, qui n’avait pas besoin de tous ces effets pour tenir debout ! Mais c’est tout de même agréable de voir et se promener dans ce monde inventé de toutes pièces, dans lequel Susie fait la rencontre de ceux qui la guideront vers la fin de son voyage entre vie et mort.


    Au bonheur des yeux

    Je vous laisse donc admirer un petit extrait de ces paysages étonnants, cet ‘entre-deux’ qui offre au film un petit côté fantastique, apparemment très cher au réalisateur, qui ne semble pas décidé à réaliser un banal scénario relatant du quotidien! Ces passages irréels s’intercalent entre ceux du ‘monde réel’, où l’on suit le reste de la famille et le voisin.








III. KING JACKSON : PAS LUI, l’AUTRE

Aujourd’hui, Peter Jackson est l’Homme qui apporta à l’adaptation du fantastique au grand écran son heure de gloire. Bien loin des maladroits et décevants Eragon ou Harry Potter, Narnia et autres Royaumes du Nord, la trilogie du Seigneur des Anneaux [The Lord of The Ring] a reçue une vague de critiques enthousiastes, quelques oscars par-ci par-là, et surtout un public de fans plus que conquit. La série de Tolkien, avancée comme étant presque impossible à réaliser, propulsera son réalisateur en haut de l’affiche, très vite suivie par King Kong, là aussi véritable phénomène à travers toute la planète.

Jackson s’est laissé interviewé quelques temps après la sortie de son Lovely Bones, et on découvre ici un homme et un artiste à la démarche… particulière ! Avis aux amateurs de cinéma ou simplement aux curieux.


La leçon de Cinéma

Venu du cinéma d’horreur à tout petit budget, le Néo-Zélandais a mis Hollywood à ses pieds avec le triomphe du multi-oscarisé Seigneur des Anneaux. Cinq ans après King Kong, il est de retour avec Lovely Bones, adaptation d’un best-seller, dans lequel, après avoir été violée et tuée, une ado observe depuis le ciel sa famille, ses amis et son tueur. L’occasion de lui demander les secrets de fabrication de son œuvre imposante.

J’ai commencé à tourner des films à 8 ans avec la caméra Super 8 de mes parents. A l’époque, mes sorties cinéma étaient rares, la moindre salle était loin de chez moi, et mes parents m’y conduisaient rarement. Les références de mon enfance sont donc surtout télévisuelles. J’adorais Les Sentinelles de l’Air ou Batman. Le premier film qui m’a marqué, c’est King Kong. Je me souviens avec précision de ce vendredi soir où je l’ai découvert. Je l’avais tellement aimé que j’en ai fait un remake dans mon jardins(rires). En fait, à cette époque, j’aimais surtout l’idée de m’échapper de mon quotidien. C’est pour ça que je me suis mis à fabriquer mes propres films, pour lesquels je confectionnais des modèles réduits de monstres ou faisais brûler des maquettes d’avions… Mon rêve était alors tourné vers l’animation. Je m’imaginais en petit magicien avec, comme idole et modèle, Ray Harryhausen, qui a révolutionné l’art du trucage au cinéma dans des films comme Le Septième voyage de Sinbad ouJason et les Argonautes.[i]

Ensuite, à l’adolescence, j’ai eu l’occasion de voir de plus en plus de films qui m’ont marqué, comme le [i]Loup-Garou de Londres
, de Landis. J’ai commencé à avoir envie de raconter des histoires autour de ces monstres que j’aimais tant. Des histoires très basiques où des monstres morts revenaient à la vie et combattaient les héros (rires). Elles m »ont donné le goût du conte et le désir de passer ma vie à réaliser, et pas simplement à manipuler des maquettes de monstres. Car j’avais bien intégré que, contrairement à ce que je pensais, le responsable des effets spéciaux ne contrôlais pas tout, que le grand chef était bien le réalisateur. Cependant, l’industrie du cinéma Néo-Zélandaise est si petite qu’il m’était impossible de gagner ma vie avec ce métier. Ce n’était qu’un hobby que je pratiquais le week-end. J’ai quitté l’école à 17 ans, et j’ai travaillé comme photograveur. Avec mon salaire, je me suis acheté une caméra 16 mm, et j’ai commencé à tourner des courts. Chaque dimanche, pendant trois ans, j’ai mis en boîte ce qui allait devenir mon premier long et celui qui m’a valu d’être remarqué, Bad Taste.

L’IMPORTANCE DE L’INTUITION
Je n’ai jamais fait d’école de cinéma, ni même étudié cet art de manière théorique. Pour moi, depuis le premier jour où j’ai mis les pieds sur un plateau, tout est basé sur mon intuition. Attention, je suis comme tous les cinéastes, c’est-à-dire sous l’influence des films que j’ai vus et digérés depuis mon enfance. Mais à partir de là, il m’a fallu parvenir à distiller de l’originalité et ma propre imagination dans ce que j’avais tellement aimé chez les autres. Sinon, je n’aurais signé que des pâles copies et on aurait fini très vite par ne plus faire appel à moi. Or, j’ai eu de la chance, je n’ai jamais été à court d’inspiration. A chaque fois, je me suis littéralement fait le film dans ma tête et A à Z. Et une fois terminé, le résultat était extrêmement fidèle à cette vue de mon esprit, la colonne vertébrale et l’âme n’avaient pas évolué. J’ai un rapport organique aux films que je fais. Je les ai dans la peau et ils y restent jusqu’à ce que je les aie achevés. Ce fut le cas pour King Kong par exemple. En 1995, on avait travaillé pendant neuf mois dessus, puis j’ai tout arrêté pour me lancer dans la trilogie du Seigneur des Anneaux. Or, quand je m’y suis replongé des années plus tard, le film était toujours aussi limpide dans mon esprit. Et j’ai vraiment filmé ce dont j’avais rêvé neuf ans plus tôt. Les images étaient comme incrustées dans ma mémoire.

ÉCRIRE AVEC DES ACTEURS EN TÊTE
A chaque fois que j’écris un scénario, j’ai besoin d’avoir des acteurs en tête pour mes personnages. Même si ce ne sont pas forcément eux qui tiendront les rôles à l’arrivée. Pour le personnage de Jack Black dans King Kong, je me suis inspiré d’Orson Welles. En fait, avoir un acteur à l’esprit m’aide à rendre les choses plus concrètes. Parfois, j’ai la chance que l’actrice à laquelle j’avais pensé accepte de jouer, comme Susan Sarandon dans Lovely Bones. Mais il y a évidemment des cas où cette méthode est impossible. Pour la petite fille du film. Je n’avais aucune actrice de cet âge-là en tête. Mon seul modèle était le personnage décrit dans le livre. J’ai donc fait un casting classique. Là, la majorité des adolescentes venues auditionner se comportaient déjà comme des stars. Or je cherchais l’inverse, une jeune fille ordinaire de 14 ans. Je les ai donc éliminées au fur et à mesures jusqu’à ce que nous trouvions notre petite Américaine… En Irlande. Les essais vidéo de Saoirse Ronan étaient largement au-dessus du lot. J’avais devant moi le personnage que j’avais imaginé d’après le livre. Ce fut une évidence.

ÊTRE UN PARTENAIRE ET NON UN PATRON
Avec les acteurs, ma manière de travailler est très simple. Je pars du principe qu’ils savent jouer et que, si je les ai choisis, c’est parce que je pense qu’ils vont pouvoir incarner naturellement le personnage, en tout cas qu’ils en sont capables. Dès lors, je collabore avec eux comme avec mon équipe technique. Je ne suis pas le patron. Nous sommes tous des partenaires embarqués dans la même aventure. Cela ne m’empêche évidemment pas de répondre à leurs questions.

Mon rôle consiste surtout à les recadrer avant chaque scène car eux n’ont pas toujours la vision du film dans son ensemble. Mais, pour cela, je ne leur parle quasiment jamais du texte ou de leurs dialogues, mais uniquement du sous-texte, de ce qui doit se passer au-delà des mots. Je leur rappelle les sentiments qui animaient leur personnage dans la scène précédente pour leur faciliter le chemin vers la prise. Pour le reste, ils savent lire, ils ont un cerveau et ils s’en servent très bien !

PAS DE RÉPÉTITIONS
Dans cette même logique, je ne fais pas de répétition. Je n’ai pas envie de voir mes comédiens jouer des choses extraordinaires sans que je puisse les saisir avec une caméra. Répéter serait pour moi synonyme de perte de temps puisque j’essaierais à tout prix, mais en vain, de retrouver ce moment-là sur le plateau. Avant la prise, je me contente de mises en place techniques pour permettre la fluidité de la séquence. Je ne demande jamais à mes comédiens de jouer la scène mais de me montrer les mouvements qu’ils comptent faire pour que mon équipe technique puisse les accompagner.

LE TEMPS COMME ALLIE MAJEUR
J’ai fait et je ferai encore des films très différents. Mais ma philosophie restera intacte : un film est en mutation permanente du jour où on en a l’idée jusqu’à celui où on le rend au studio. Et, à chaque étape, il faut douter, ne jamais croire à la perfection. A mes yeux, le scénario parfait n’existe pas, pas plus que la mise en scène parfaite ou le montage idéal. Durant tout le processus, on passe son temps à améliorer les choses. Et la qualité finale d’un film est d’ailleurs, selon moi, toujours liée au temps que l’on a pu avoir pour l’écrire, le préparer, le filmer et le monter. Celui -ci permet d’explorer des voies auxquelles on n’aurait pas pensé. J’ai la chance d’avoir goûté à ce luxe-là. Et sur Le Seigneur des Anneaux, comme sur King Kong et Lovely Bones, j’ai vraiment fait évoluer le scénario au tournage, et même au montage, en bougeant des scènes entières d’un partie du film vers une autre. Sans cela, je n’aurais jamais essayé de chercher. J’aurais juste été obsédé par la date de rendu de mon travail. En fait, j’ai besoin que m’ont film terminé corresponde précisément à celui que j’ai en tête au départ. Et tant que cela ne se produit pas, c’est que je n’ai pas abouti mon travail. Voilà pour le temps est une des plus précieux alliés.

Propos recueillis par Thierry Cheze pour Studio Ciné Live – Février 2010, n°12



Un beau film dans lequel Peter Jackson semble avoir mit beaucoup de douceur, qui oscille entre sublime poésie et longueur interminables. L’ensemble est agréable, parfois criard et trop ‘rose’, mais les acteurs réussissent à faire vivre leurs personnages avec une sincérité peu commune, qui entraine rapidement le spectateur.
Un bon moment, une bande originale qui colle parfaitement au film et réveil en nous un doux sentiment de nostalgie.
A voir et apprécier.




    Citations

    ‘Mais j’étais trop absorbée par la longueur des cils de Ray Singh, je les avais comptés un par un pendant l’heure à la bibliothèque pendant qu’il lisait Éloïse et Abelard, l’histoire d’amour la plus tragique de tout les temps.’
    Susie Salmon.



Critiques Presse

‘Le génie propre de Jackson réside dans sa capacité à donner vie à des mondes imaginaires, surnaturels, et qu'il est aujourd'hui l'un des rares cinéastes du merveilleux.’
Positif

On se retrouve quelque part entre le conte philosophique chargé en émotions et le polar réservant quelques frissons (...).
Le Journal du Dimanche

’Jackson ne trouve pas de lien, et son film se disperse comme un poulpe géant dont la tête n'arrive pas à contrôler les tentacules.’
Première

Site Officiel
http://www.lovelybones.com/intl/fr/#home

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Dernière édition par Makiyuko le Mer 25 Aoû 2010 - 12:04, édité 1 fois
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Naku
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MessageSujet: Re: Lovely Bones   Mer 25 Aoû 2010 - 5:31

J'ai lu le livre et j'ai vraiment adoré, mais j'ai pas encore eu la chance de voir le film. Ta fiche donne vraiment envie de le voir! C'est très bien fait! Bravo! Par contre, tu as fait une petite erreur dans la date de sortie ;)

Edit Makiyuko: Merci beaucoup Naku u__u' Allez savoir pourquoi j'avais mit la date de sortie d'Edward aux mains d'argent... °°'
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MessageSujet: Re: Lovely Bones   Mar 19 Juil 2011 - 20:53

Un film qui traite d'un sujet terrible : le meurtre d'une adolescente de 14 ans par un pervers... Dès les premières minutes, le sujet est exposé. Pas de suspense donc, ni de raisonnements nécessaires pour déduire ceci ou cela, pas de côté objectif appuyé (scènes de violence, enquête de police,...) bien que ce dernier aspect ne soit pas absent.
Le propos du film est ailleurs : la vie sur terre et la vie ailleurs, dans un entre-deux mondes. L'adolescente va comprendre que sa vie ici s'est interrompue, mais qu'elle "est" toujours. Les proches vont comprendre qu'elle n'est plus d'ici. Le père pourtant va percevoir sa présence... Pour le reste, il faut regarder le film...

Visuellement parlant on est émerveillé par la qualité de la photographie d'abord et par le monde intermédiaire dans lequel on suit la jeune fille. D'une beauté époustouflante, les paysages de l'imaginaire sont également d'une réalité totale. Les angles, les lumières, les couleurs, les perspectives et les panoramas de cette nature surréaliste, le ciel, les nuages, tout est parfait. Si la poésie pouvait se voir, elle aurait ce visage...

La musique de Brian Eno (compositeur de tant de disques de "ambient music") convient à merveille. Music for Airports, The Pearl, On Land (des enregistrements anciens), se retrouvent ici, exactement ou avec des compositions d'une ambiance pour ainsi dire identique. Musique qui laisse la place à tout le reste. Musique où la mélodie n'a pas le droit d'exister, de s'imposer et qui pourtant est agréable, douce et porteuse. L'occasion de découvrir ce musicien.

Les acteurs sont vraiment impeccables, sans exception. Le père est bouleversant, la fille ne joue plus, elle "est", le meurtrier est d'une abominable réalité. Beaucoup de moments d'émotion, l'insupportable qui est mis en scène avec pudeur, la force intérieure dont nous sommes capables sont autant d'aspects qui rendent ce film riche. Mais, c'est surtout par sa retenue qu'il frappe.

Le déroulement laisse cependant quelques vides. On pouvait souhaiter un peu plus d'engagement, de prise de risques dans la vision de cet autre monde ou une connexion plus appuyée. Beaucoup de choses restent en suspens comme dans cette vie brisée qui se cherche un monde nouveau et qui hésite. Pourtant, des frémissements sont perçus, des fils ténus tissent une toile discrète entre les deux mondes. Mais, un peu comme pour la musique, il vous faudra ajouter le reste et accompagner les personnages sur le chemin d'une improbable rencontre.

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MessageSujet: Re: Lovely Bones   Sam 20 Aoû 2011 - 2:47

Une horreur d'une platitude qui n'a d'égale que sa niaiserie.

Sans me vanter, je trouve que je m'améliore en terme de résumés.

Je vais vous expliquer pourquoi la critique a dit en grande majorité de ce film qu'il est "Le plus mauvais film de Peter Jackson" (En même temps, une fois que vous avez vu "Meet the Feebles", vous ne pouvez plus regarder un Peter Jackson de la même façon)

Tout d'abord, il faut reconnaître et poser les faits : L'entre-deux, c'est moche. Ça fait pleurer les yeux. Ça fait mal à la rétine. Ça fait saigner la cornée. Ce monde de rêve sensé nous transporter dans l'univers onirique des jeunes violées ne me donne franchement pas envie de mourir entre les douces mains d'un psychopathe abuseur d'adolescentes. Enfin, peut être que l'entre-deux des mecs violés dispose d'une connexion ADSL, de chutes d'eaux et d'ateliers tir à l'arc. Va savoir.

Quoi qu'il en soit, tirez un trait sur tout ce que vous pensiez être une insulte au bon goût. "The Lovely Bones" fait bien pire que le sens artistique d'Edward Elric de FMA. Ce film est une ode au dégoût et une incitation au dégueulis visuel.

Soulignons au passage que Jackson n'a rien inventé vu que la plupart de ces effets visuels immondes sont clairement inspirés des tableaux oniriques du film "Au delà de nos rêves" de Vincent Ward (cliquez sur le titre pour la fiche Allociné). Je dis bien "inspirés" car même avec les moyens de l'époque, le film de Ward met une claque magistrale au navet de Jackson.

Maintenant que la mise au point est faite, passons au véritable intérêt du film : Le monde réel.

Comment est-il possible de s'émerveiller sur le purgatoire en barbe-à-papa de la jeune fille aux goûts vestimentaires douteux quand on est mis face à une telle foison de sentiments et d'émotions ?

Le tourbillon déclenché par la disparition de l'héroïne est la seule merveille devant laquelle on peut s'extasier. Le père qui se remet en question, qui doute et qui se bat pour rendre justice jusqu'à sombrer dans la paranoïa qui l'amènera à faire des erreurs, la mère qui fuit ce qu'elle ne contrôle plus (Ah, fabuleuse critique de la domination matriarcale), la petite sœur qui outrepasse sa tristesse et qui tente de remplacer sa grande sœur en grandissant et en murissant plus vite qu'elle ne le devrait, le petit frère complètement psychotique, seul à savoir qu'il existe un "entre-deux" et bien sûr, l'agresseur. Ce violeur et meurtrier est de loin le meilleur méchant qu'il m'ait été donné de voir depuis bien longtemps au cinéma. Standing Ovation pour Stanley Tucci s'il vous plait.

Personnage inutile au possible, on peut tout de même saluer la présence de Susan Sarandon dans le rôle de la grand mère appelée à la rescousse, comme pour combler le manque, remplir le vide laissé par la disparition de Susie.

Car c'est bien pour cela que "The Lovely Bones" ne mérite pas TOUTES les insultes que je lui attribue depuis le début de cette critique. Oui, l'autre monde est d'une laideur à faire pleurer un aveugle et oui, les pics de niaiserie visuelle crèveraient le plafond de Micromégas.
Mais là n'est pas la question.
Présenter cette oeuvre comme un film fantastique serait une insulte pour tous les films fantastiques passés, présents et futurs.
Par contre, le présenter comme un thriller, nappé de drame et saupoudré d'une légère dose de métaphysique pour maternelle, ça, c'est être honnête avec le spectateur.

Dites vous bien, Madame, Monsieur, qu'il n'y a que les films Disney que l'on peut regarder uniquement pour la bande-son (et encore, pas tous).
"The Lovely Bones" est donc très loin de l'appellation "Chef-D'Oeuvre" au sens disneyien du terme. Pour être tout à fait franc, Susie Salmon m'a fait chier.

S'il existait un moyen de couper toutes les scènes se déroulant dans l'autre monde, on obtiendrait un film (ce qui sera déjà bien), mais surtout un film intéressant, qui ne se traîne pas en longueur avec des considérations "pour la ménagère" et qui aurait sûrement mérité l'attention qu'on lui a porté.

Alors après, il paraît qu'il y a un livre. Bon. Il est bien ? Parce que s'il l'est, contentez vous-en.

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