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 Alien, le huitème passager

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Lullacry
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MessageSujet: Alien, le huitème passager    Mer 29 Déc 2010 - 18:27

ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER.
(Premier film de la saga Alien)


      - Réalisateur : Ridley Scott.
      - Date de sortie : 1979.
      - Pays : États-Unis, Royaume-Uni.
      - Genre : Science-fiction
      - Acteurs principaux : Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright, ...
      - Durée : 117 min.



Résumé de l'histoire :

2122. Le Nostromo, vaisseau de commerce, fait route vers la Terre quand un signal étrange venant d'une planète inconnue interrompt sa course. Réveillés par l'ordinateur de bord, l'équipage, qui était en hibernation, décide d'aller se rendre compte.

Sur place, il découvre l'épave d'un vaisseau spatial avec à son bord un passager qui semble être mort il y a bien longtemps, dans d'étranges circonstances.

Trailer :



Images :



  • Votre avis :

    Quelques critiques d'autres personnes :
    Spoiler:
     

    Pour moi, bien qu'il ne soit plus tout jeune, ce film est tout bonnement génial. Une tension permanente, un suspens prenant, une lenteur bien maîtrisée... Beaucoup de suggestion utilisée grâce aux nombreux "hors champs", laissant alors place à l'imagination du spectateur. Une atmosphère qui pour moi est terrifiante, oppressante mais fascinante. Bref, rien d'autre à ajouter aux précédents commentaires.
    Pour finir, on ne prête plus tellement attention à l'histoire, tellement la peur nous prend, on a nous même l'impression d'être traqués par ce "monstre", cet Alien qu'on ne voit presque pas, et qui pourtant est bien présent tout au long du film et de la saga.



  • Votre note :
    17/20
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Shinkiro
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MessageSujet: Re: Alien, le huitème passager    Mer 21 Sep 2011 - 1:11

 Ah, Alien, le huitième passager. Rien que l’accroche est magnifique. Effectivement plus tout jeune, le film n’a pour autant pas pris trop de rides ; la seule vraiment méchante, qui fait un peu sourire, concerne les outils informatiques. On n’est pas exactement dans 2001, Odyssée de l’espace mais pas loin. Des loupiotes qui clignotent un peu partout, des écrans pourris et des lignes de commandes DOS. C’est le seul truc qui date le film (c’est déprimant de se dire qu’au XXIIe siècle l’humanité n’a pu sauver qu’une version mitée de Windows).
À part ça, il n’y a pas de doute : la plus grande présence à l’écran revient à Sigourney Weaver, mais quelque part elle n’est pas la protagoniste ; tout tourne autour de cet alien et du mystère qui l’accompagne. On ne sait rien de lui, ni d’où il vient, ni ce qu’il est, ni comment il s’est retrouvé là où nos joyeux voyageurs sidéraux l’ont repêché. On en sait d’autant moins qu’il n’apparaît que très, très peu. Et c’est là la clé de ce film.

 Posons le décor : prenez un vieux cargo pourri, assez imposant, et collez-y sept membres d’équipage. Déjà, ça fait beaucoup de ferraille pour si peu de viande, et on se dit qu’on n’aimerait pas avoir à passer le balai dans les coins sombres du rafiot. Maintenant, jetez votre vieux cargo pourri à la dérive (bon, en pilotage automatique, mais ne chipotons pas) dans l’espace, et qui dit espace dit « silence, on s’entend plus mourir ». Parce que, non, le son ne se propage pas dans le vide. Bingo. Bienvenue dans la boîte de conserve du siècle prochain, une espèce d’ascenseur géant sans boutons qui se balade librement et dans lequel on enfermerait bien Céline Dion ou Patrick Bruel, pourvu que leurs cris n’en sortent jamais. Vous avez donc votre ambiance propice à générer des cas mineurs de claustrophobie ; resservez-vous du Coca et faites chauffer le pop-corn.
 Au début, rien de méchant. La boîte de conserve, qui a quelques processeurs, réveille l’équipage, qui se dit : « Mais merde, qu’est-ce qu’on fout là, si on allait bouffer ? » (Oui, premier réflexe quand on se réveille, on prend son petit déjeuner.) Une fois le repas avalé, ces touristes de l’espace vont faire les zouaves sur un caillou qui dérive lui aussi, pauvre vaisseau extraterrestre qu’il est. Comme tout bon touriste, ils vont le visiter, histoire de prendre quelques photos. Et comme tout bon groupe de touristes, y en a un qui ramène un souvenir. Celui qui est allé faire un tour dans le poulailler spatial, et qui a tellement plu au poussin galactique que ce dernier lui a sauté au visage pour lui faire un bisou – ou un câlin, on n’sait pas très bien. Sauf qu’il ne veut plus s’en détacher. Et là, on commence à regretter que les toilettes soient si loin. On se dit qu’il va devenir un zombie, ou autre chose de moche. Et puis finalement pas du tout, la bestiole, le cœur brisé par ce chagrin d’amour à sens unique (elle s’est quand même imposée et vicieusement accrochée), finit par tomber et crever. Maintenant, les choses sérieuses commencent. La mygale décédée, le petit groupe décide de festoyer en racontant des conneries. Sauf qu’en général, quand on avale de travers, on régurgite par la bouche. C’est assez rare que le contenu de notre estomac nous perfore littéralement le ventre. C’est pourtant ce qui arrive au touriste enamouré. On commence à se mouiller les fesses. « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? D’où il sort ? Pourquoi il est là ? » (C’est assez con de se demander d’où il sort à ce stade, j’en conviens.) Eh bien figurez-vous que la ventouse à pattes a eu un tel coup de foudre qu’elle lui a fait un petit – en réussissant au passage la prouesse de rendre un homme « enceint » ; sacrée bestiole. Premier macchabée, les gens paniquent, et c’est loin d’être fini…

 Toute cette petite mise en bouche, sans vouloir frôler la blague de mauvais goût (ho ho, celle-ci aussi), pour revenir sur la clé du film. (Je vous rappelle qu’on est dans une boîte de conserve spatiale, avec sept petits pois, enfin six maintenant, et un lapin mutant dedans.) Évidemment, pour ajouter du fun, le vaisseau ne dispose pas d’un éclairage très fourni, puisque c’est un cargo (ça sert à rien de mettre la lumière dans le coffre pour éclairer ses courses). L’atmosphère est pesante, très peu de lumière donc, les couloirs sont austères. Le choix artistique sur le navire est excellemment mené, dans le seul but que le spectateur se sente en permanence dans un climat d’insécurité et d’angoisse. On ne voit rien, on n’entend pas grand-chose, on ne sait même pas à quoi ressemble la créature, car on ne revoit plus cette putain de bestiole pendant un moment. On est constamment sur le qui-vive, ne sachant à quoi s’attendre. On est sans cesse angoissé. Combinez à la peur d’être traqué, ce sentiment d’être une proie, la peur provoquée par l’inconnu, primale, et la claustrophobie engendrée par le huis clos que représente le vaisseau, à la fois soudainement trop grand et trop fermé. Vous êtes dans un labyrinthe ne comportant pas de sortie et un prédateur est lâché au beau milieu du gibier. Vous êtes ce gibier. Et vous le savez.
 Ce qui tient vraiment du génie, c’est justement cette volonté de garder le rôle principal à l’écart de l’écran, de le rendre le moins présent possible, en association avec l’atmosphère déjà oppressante en soi de la poubelle sidérale. Il n’y a aucun moyen aisé pour les marins de l’espace de se débarrasser de l’Alien : son sang est acide, ce qui en fait une arme et dissuade de le blesser ; il se faufile sans problème, il est discret… Chacune de leurs tentatives se solde par un échec, car visiblement, le petit est futé ; et il n’est pas possible de fuir, car l’espace n’est guère un endroit accueillant. On se sent complètement désemparé, faible et impuissant.

 En fin de compte, Alien, le huitième passager est une petite merveille qui n’accuse pas son âge, qui se voit et se revoit vraiment facilement, et ça reste à chaque fois un excellent moment pour moi. On peut par contre se passer des suites, qui ne valent pas un kopeck à côté de cet opus. Aliens relève du film d’action plutôt quelconque, Alien³ est une bouse infâme, et Alien : la résurrection tend davantage vers le comique et la dérision (des trois suites, c’est à la rigueur la plus intéressante – et c’est du Jean-Pierre Jeunet).

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