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 The Ninth Gate

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Makiyuko
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MessageSujet: The Ninth Gate   Lun 14 Fév 2011 - 0:15




Fiche Technique
Réalisateur :
Roman Polanski


Avec : Johnny Depp, Emmanuelle Seigner, Lena Olin


Thriller Fantastique, Espagne/France/U.S.A. [2009], 02h12
Sortie en salle : 25 Août 1999

  • Synopsis
    Dean Corso, cynique chercheur de livres rares qui déclare n’être motivé que par l’argent, se rend chez l’un de ses plus gros clients : Boris Balkan, un éminent collectionneur de manuscrits. Ce dernier lui présente sa dernière acquisition, un livre nommé ‘Les Neuf Portes du royaume des Ombres’ et lui demande de retrouver rapidement les deux autres exemplaires existants de ce manuel d’invocation satanique… particulier. Corso s’empare de la mission, qui de banale va très vite virer au cauchemardesque.


Trailer





_______________________________________________________

I. POLANSKI : MYSTERES, MEURTRES & FEMMES
II. SATANISME : MODE D’EMPLOI
III. LA FIN, OU L’ESSAI D’EXPLICATION D’UN GRAND BORDEL
_______________________________________________________


POLANSKI : MYSTERES, MEURTRES & FEMMES



Roman Polanski, l’homme étrange pointé comme le Houellebecq du cinéma. On le connaît en France comme le réalisateur de Rosemary’s Baby, Le Pianiste et plus récemment The Ghost Writer ; l’homme aux poursuites judiciaires aussi nombreuses que tumultueuses ; le mari d’Emmanuelle Seigner. Autant se l’avouer : nous connaissons mal Roman Polanski, et je me poste en première ligne. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un être, avant d’être un réalisateur, aux dons multiples et aux visages variés. Acteur, scénariste, auteur de bibliographie autant que de théâtre, voire d’opéra… Et une liste de récompenses dans chaque domaine!
Mais c’est aussi un individu touché par l’histoire, enfant de parents juifs déportés en 1939, lui s’enfuit pour échapper au ghetto et aux allemands, avant de devenir vagabond durant nombre d’années. Ce n’est qu’à partir de 1946 qu’il utilisera son talent d’artiste complet et arrivera alors sur les devants de la scène. Pour ceux que cela intéresse, je conseille la biographie de Polanski, c’est réellement intéressant et l’on découvre cet homme sous un angle nouveau. On soulève enfin le masque de paillettes.

    Un thriller délicieux

    Mais passons le réalisateur et abordons l’œuvre [bien que l’un n’aille sans l’autre]. The Ninth Gate [La neuvième Porte], c’est avant tout et surtout une enquête. Une enquête un soupçon étrange, je vous l’accorde, mais on trouve dans ce long-métrage tous les éléments d’une investigation digne d’un bon Poirot ou Holmes : un fond poussiéreux où s’entassent des souvenirs étranges, des suspects dérangeants et puissants, des rebondissements, des énigmes,… En bref, c’est dans une réelle quête de la vérité que se lance Dean Corso [Johnny Depp], par le biais de laquelle il va déverrouiller bon nombre de portes trop longtemps restées closes.

    Tout va donc commencer par cette rencontre avec l’un de ses plus fidèles et riches clients, Boris Balkan, collectionneur éminemment bibliophile fortement intéressé par tout ce qui touche de près ou de loin au satanisme. L’ambiance s’installe rapidement, on sent monter la vague de doutes qui va venir submerger Corso dès le début du film. Polanski nous présente un Balkan détaché et près un tout, un homme qui va prendre à mesure du film de plus en plus d’importance, sans pour autant apparaître à l’écran. C’est grâce à cette ‘présence invisible’ de Balkan que l’intrigue va se mettre en route. Les meurtres qui découleront de l’affaire, notamment l’ami de Corso ou les autres possesseurs du fameux livre, vont venir appuyer ce climat de tensions, et très vite le fourbe chercheur de livres va se retrouver seul, perdu. Entrainé dans une histoire avec laquelle il n’a rien à voir, au premier abord. L’apparition de la mystérieuse jeune femme blonde, le contenu du livre, etc., tout devient une nouvelle couche de suspicion et l’insécurité. C’est là que Polanski est fort : il semble qu’il n’en ait jamais assez. Il veut faire noir, il veut du lugubre alors il y va, il choque par les images et les thèmes.


    Et justement. Le fantastique, les histoires maléfiques, le délire, le complot, la paranoïa, le satanisme… Voilà des thèmes récurrents des films et autres œuvres du réalisateur, et ce long-métrage n’échappe pas à la règle. Même si ce n’est pas son meilleur film, de mon point de vue toujours, tout est signé Polanski ici, c’est sa façon de faire, ce sont ses habitudes, ses ‘addictions’. Et ça marche. On est rapidement emporté par l’histoire, on veut savoir, comprendre, connaître. L’intrigue emballe le spectateur, l’embrouille parfois.


    Saint Pierre n’a qu’à bien se tenir

    La dimension glauque. Elle est là, ne se cache pas, s’affiche de temps à autre. Ce n’est pas un film d’horreur, personne ne perd des litres de sang, d’œil ou d’estomac. C’est simplement marquant. Il y a plus d’humour noir qu’autre chose, les morts sont mises en scène et le réalisateur semble prendre un malin plaisir à se moquer de la morale : notamment lors de la découverte du cadavre de la baronne Kessler, femme âgée et handicapée [je trouve d’ailleurs cela cocasse : Corso trouve le fauteuil face à une fenêtre, et c’est par une fenêtre que sera jeté l’homme handicapé du film Le Pianiste, de 2oo2… A creuser !]. Enfin, cette cruauté de la part de/des l’assassin[s] se justifie par le thème majeur de l’intrigue : le satanisme. Comme je vais assez largement m’étaler sur ce point dans la deuxième partie, je laisse ici le Malin en suspend !


    La femme, l’arme fatale



    Et il semble que Polanski l’ait parfaitement comprit. Lena Olin et Emmanuelle Seigner se trouvent plongées dans les rôles de deux femmes que tout semble opposer, excepté le charme et la sensualité. Deux personnages phares de l’intrigue, deux êtres qui vont chacune leur tour se ternir de Corso. De nouveau l’homme apparaît faible et soumis, contrôlé par des choses dont il ne peut saisir le sens. Dean Corso est célibataire, sans enfants ni attaches, son égarement avec la veuve Telfer se comprend donc, s’accepte facilement par le spectateur. Mais il va lui coûter cher, cette histoire va se trainer jusqu’à la fin du film. Olin apparaît stricte, sûre d’elle et manipulatrice. Au contraire Seigner, dans sa peau de ‘sauveuse’, se créé clairement une image d’ange gardien et protecteur. Mais là encore, les surprises se multiplient, on lui découvre plusieurs visages, jusqu’au dernier : celui de la neuvième porte. L’ange est le démon, le démon est l’amour, l’amour est le Diable… Oui, c’est fou !





STANISME : MODE D’EMPLOI

Le Satanisme est ce que l’on nomme un ‘courant religieux’, qui porte le culte des anges déchus et de leur Roi et Maître : Satan, Lucifer, le Malin, etc. On y trouve une hiérarchie bien particulière et de nombreuses ‘réunions’ et rassemblements, tout cela organisé dans le plus grand secret. C’est en quelque sorte la ‘base’, je ne vais pas développer et ne le peut d’ailleurs pas énormément car étant non-pratiquante [je suis tout à fait en capacité à vous retraduire Wikipédia sur ce sujet, mais… quel intérêt ?].


    Satan, es-tu là ?



    Tout cela pour introduire The Ninth Gate. Tout le film se déroule autour de ce thème, puisque c’est à la recherche de l’ultime porte qui mènera apparemment aux Enfers que Dean Corso se lance. Lui ne sait pas ce qui l’attend, ne sait pas après quoi il court et doit courir, et très vite il sera engloutit par les évènements. Contrôlé par les femmes, comme dit plus haut, ainsi que par Balkan et sa présence invisible, plus l’intrigue avance et plus… Il semble au spectateur qu’un troisième personne tire les ficelles de ce pantin perdu, qui s’entête à marcher vers l’avant malgré la peur qui lui dévore le ventre. Et pourquoi pas de Roi des Enfers lui-même ? Au fond, tout s’expliquerait si c’était le cas… Rien ne le dit clairement dans le film, mais je pense que c’est là une supposition à prendre en compte.

    Il y a d’ailleurs un flou pervers que Polanski semble aimé à utiliser sur les spectateurs: je prends mon propre exemple pour illustrer cette idée, mais je le pense assez convainquant. Nous étions 7 à regarder ce film, par une douce nuit pleine de sucreries et de sodas [olé], et nous avons été 5 à penser tout au long du film que Balkan était ce fameux Malin. Pour nous, tout devenait logique à partir de cette idée, si Balkan, qui n’apparait plus à partir d’un certain moment du film et qui ne marque sa présence plus que par les coups de fils, était le Diable, alors l’ensemble s’expliquait. Satan qui s’amuse et qui ne veut rien de plus que de nouveaux invités dans ses Enfers, Satan qui joue avec les hommes, qui joue avec Corso. Cette hypothèse sera complètement retournée à la fin du film, quand on découvrira Balkan en train d’essayer de remettre les gravures en ordre pour invoquer le dit Lucifer. En clair, une sorte de fausse piste… Est-elle voulue ou non par le réalisateur ? Je n’en ais aucune idée, mais je trouvais intéressant de la faire partager.


    Ange ou Démon ?

    L’un des personnages phare du film, celle que l’on nommera tout simplement : ‘La jeune femme’. Elle apparaît comme par magie, se déplace telle une ombre, il nous semble presque la voir voler… Mais qui est-elle? Dans ‘Club Dumas’, le livre adapté ici au cinéma, elle porte de nom d’Irène, nom qui est ici supprimé par Polanski. Une jeune femme blonde aux traits fins et incroyablement délicats, ainsi qu’aux yeux très verts, sur lesquels Polanski insiste d’ailleurs, y fait jouer les reflets. De même, elle est habillée en ‘vert chasseur’, qui est un signe païen utilisé au Moyen-âge pour dépeindre le diable et les fous. D’abord ange gardien arrivé de nulle part pour aider Corso à éviter les pièges, on voit peu à peu sur ce visage blanchâtre se former un masque plus sombre, plus inquiétant. C’est un rôle primordial, qui va se révéler être la résolution de l’énigme des neuf feuillets, où il apparaît d’ailleurs graphiquement: une sorte de chimère au tronc et visage de femme et au bas de dragon ou autre créature mythologique. C’est la gravure gardée par les deux jumeaux rencontrés vers le début du film, et aussi celle qui va manquer à Balkan pour ouvrir la neuvième porte.


    L’incertitude, la passion, le doute, la pureté, le *biiippp*,… Cette jeune femme englobe à elle-seule tous ces thèmes et est mise en valeur tout au long du film, grâce à de divers procédés, notamment en mettant en difficulté Corso. Emmanuelle Seigner défend son rôle n réussit remarquablement à apporter un côté mystérieux supplémentaire… mais il faut avouer qu’elle est bien servie par le réalisateur et la caméra, au point d’en faire parfois peut être un peu trop. Elle incarnerait aussi le côté hermaphrodites propres aux démons et aux anges, ce qui renforcerait l’important du *biiippp* dans l’histoire, qui est la marque la plus flagrante de l’apparition d’une différence. Le *biiippp*, qui serait à la base de tous problèmes [c’est une autre interprétation que la mienne, mais que je trouve intéressante].


    Telfer aurait des choses à cacher…

    Dernier point important dans cette partie dédiée à ce côté du film, la veuve Telfer et ses petites soirées amicales! Corso met un certain temps avant de se rendre compte du tour joué par cette femme et ce n’est qu’à la fin du film que l’on découvrira la secte menée par cette dernière. Point important de l’intrigue puisqu’il va précipiter la résolution de l’énigme et éclairer de nombreuses questions. On retrouve là tous les éléments du courant sataniste : les toges noires, les pendentifs en forme de pentacle, les rassemblements de masse, le feu, etc.


    Là… là j’ai quelques problèmes avec le film, je trouve cette fameuse partie trop ‘James Bond’. La scène de la réunion est presque trop ‘carton’, un tantinet caricatural. C’est dommage, toute la dimension psychologique qui englobe l’ensemble du film tombe ici, du moins c’est l’impression que ce chapitre m’a donné. Après, à chacun sa vision des choses !




LA FIN, OU L’ESSAI D’EXPLICATION D’UN GRAND BORDEL

Lorsque l’on regarde les neuf gravures et leur signification, une grande partie de l’intrigue devient claire. Tout était prévu depuis le commencement. Les recherches et les obstacles sont là, le chemin était déjà tracé avant même que Corso n’y pose les pieds. C’est effectivement Satan qui a créé ce ‘jeu’ et qui, de pas sa puissance et sa supériorité, gagne.


    L’échec de Balkan

    Rapidement, très rapidement. Why ? Et bien tout simplement car il lui manquait l’une des gravures, sans aucun doute la plus importante : celle où sont représentés la neuvième porte et la jeune femme au corps de dragon. Contrairement à Corso, Balkan n’a pas suivit la chronologie des gravures, il n’a pas été le jouer de Lucifer; il n’est dont pas non plus celui qui doit ouvrir la neuvième porte. Dans ce film, tous les éléments sont des pantins, tout est prévu d’avance par le Maître du ‘jeu’, c'est-à-dire le Diable.



    Polanski et le choix du mystère

    Alors, oui, c’est risqué. Pourquoi terminer sur une telle image, pourquoi mettre un point final à son film sans aucune explication pour le spectateur? En fait, si l’on se penche plus en détail sur le film, tout est expliqué… mais les indices sont disséminés un peu partout et il est très difficile de rassembler le puzzle. Par exemple, on se rend compte en cherchant plus en détail que le Diable, qui va donc être présent tout au long du film, va d’abord ‘chauffer’ Corso, qui est un homme que l’on pourrait qualifier de pur, pour que ce dernier devienne un candidat admissible aux Enfers : ce qu’il deviendra lorsqu’il fera la peau du garde du corps de Tefler. La jeune femme lui dira alors : ‘Je ne savais pas que tu en étais capable’. Voilà le tournant qu’attendait Satan, et grâce auquel il va pouvoir envoyer Corso chercher la gravure manquante, pour ensuite venir ouvrir la neuvième porte. Oui, tiré par les cheveux, c’est ce que vous vous dites… Et vous avez raison.

    Beaucoup de spectateurs, et moi la première, sortent de ce film avec une impression de ‘il manque quelque chose’. Après, chacun sa vision des choses, mais en général, il faut passer un moment à faire des recherche pour saisir l’ensemble de l’intrigue. Intéressant ? Je n’en suis pas certaine. Mais, parallèlement, il aurait été très lourd de tenter de faire une explication complète dans le film, après cette image de fin où l’on voit Corso entrer aux Enfers. Bon choix, mauvais choix… Le débat est toujours là!


    Les gravures

    Spoiler:
     
    Le silence est d’or: Corso va chez la veuve Telfer pour lui parler du livre de son défunt mari, et il se tait lorsqu’elle lui demande la provenance de son propre exemplaire, couvrant de ce fait Balkan.


    Spoiler:
     
    Ouvre ce qui est fermé: Corso découvre l’existence des différentes gravures, qui attirent son attention. Dès lors il va se plonger à corps perdu dans la recherche de la vérité, même s’il tente par plusieurs fois de se remettre lui-même dans le droit chemin. Ouvre ce qui est fermé, c'est-à-dire clarifie le mystère.


    Spoiler:
     
    Gardez le secret malgré les menaces: Corso va se rendre dans la minuscule librairie des jumeaux, qui vont lui faire des révélations sur le livre. Lorsqu’il va ressortir, un échafaudage va s’écraser et il va tout juste avoir le temps de l’éviter. Il sait à partir de ce moment que cette mission donnée par Balkan comporte de nombreux risques, malgré lesquels il va continuer.


    Spoiler:
     
    La chance n’est pas égale pour tous: Lorsqu’il rentre de son périple pour retrouver son ami Bernie, à qui il avait confié la garde du livre, Corso va retrouver ce dernier pendu par le pied, dans la même position que l’homme de la 6ème gravure. Bernie n’avait pourtant rien fait et était totalement extérieur à l’histoire de la Neuvième Porte. Sa mort est donc l’œuvre d’une personne en voulant à Corso.


    Spoiler:
     
    En vain: Corso va avoir un passage à vide suite à la mort de son ami qui était surtout la seule personne su qui il pouvait vraiment compter. Il veut tout laisser tomber mais est finalement rattraper par sa curiosité, et continue ses recherches. Cela prouve une fois de plus qu’il est totalement absorbé par ce mystère et ne peut plus s’en détacher, allant même contre sa propre raison.


    Spoiler:
     
    Et ne craindre ni la corde, ni le feu: Cette gravure regroupe à la fois la mort de Bernie, par la position du pendu, et celle de la baronne Kessler. En effet, Corso va la retrouver morte dans son large appartement en train d’être avalé par les flammes. Là encore, il ne va pas laisser tomber : au contraire, cela semble lui donner plus encore l’envie d’aller fouiller dans cette enquête où il nage complètement.


    Spoiler:
     
    Le disciple dépasse le maitre: Corso va retrouver Balkan en possession des neuf gravures [dont l’une est fausse, la neuvième] et il va s’en suivre un duel. C’est Corso qui vaincra son employeur avant de fuir avec les gravures.


    Spoiler:
     
    La vertu gît vaincue: J’hésite sur la signification de cette gravure… Cette phrase peut faire référence à la scène se déroulant chez la baronne, lorsque Corso se fait assommer par un être invisible : le diable, d’après une certaine logique. Ou alors, complètement différent, elle serait la traduction de la scène « d’amour » [personnellement je doute de la présence de sentiments !] entre Corso et la fameuse ‘jeune femme’, au pied de la neuvième porte. A creuser !


    Spoiler:
     
    Je sais maintenant que des ténèbres sort la lumière: Une fois cette nuit passée avec la sulfureuse jeune femme blonde, Corso va voir s’ouvrir et l’illuminer la neuvième porte, c'est-à-dire le château au pied duquel ils se trouvent. Il va alors se lever et y pénétrer, et de ce fait entrer aux Enfers, les ténèbres donc.




Alors! J'ai trouvé ce film... Étonnant, pour sûr, assez prenant pour être franche. On est très vite emporté, on veut comprendre, on a envie de voir Corso avancer. Au côté policier, thriller, s'ajoute une atmosphère glauque puis une touche de fantastique très plaisante. Tout ça justifie la réussite de ce film, qui reste bon malgré ces quelques erreurs. En effet, c'est un film auquel il faut s'accrocher... Et même si l'on s'accrocher, il est tout bonnement impossible de saisir l'intrigue en entière.
On sort un peu frustré de ce film, avec un air de 'je crois que j'ai pas tout comprit...'.

A voir! A revoir, plus, je dirais. Pour ma part j'ai fait des recherches puis j'ai revu le film une deuxième fois, et tout me semblait beaucoup plus limpide, évidemment. Je le recommande tout de même, il n'est pas aussi bon que le magnifique 'Le pianiste', mais assure à son niveau!






Détails: quand Polanski fait mumuse!
Qu'est-ce qu'on s'amuse =')

C'est ce qui s'appelle avoir la solution sous les yeux

En bas la neuvième porte comme on la découvre à la fin du film, et en haut... un tableau la représentant, tableau accroché chez Balkan et que l'on voit dans les premières minutes du long-métrage. Polanski se rit de nous! Là encore, retour vers cette idée de 'tout était prévu', non plus par Satan, mais par le réalisateur lui-même. Clin d'œil sympathique.




L'ascenseur démoniaque!

Ah, ce sacré Balkan... décidément, chez lui, tout sens le Daible à plein nez! Pour les plus observateurs, ou pour les nez de fouine, on peu apercevoir l'homme taper le nombre '666' pour appeler son ascenseur personnel. Quel petit rigolo ce Polanski, décidément.



Quelques images en plus
Pour votre plus grand plaisir...











Enjoy!

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MessageSujet: Re: The Ninth Gate   Jeu 8 Sep 2011 - 0:16

Excellent fiche, comme toujours:)
Tu analyses si bien le film!
Que je n'ai pas vu d'ailleurs. Cela dit, j'ai maintenant une incroyablement envie de le voir.
Merci beaucoup pour ta fiche très claire et précise!
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MessageSujet: Re: The Ninth Gate   Jeu 8 Sep 2011 - 21:45

J’avais tellement entendu parler de ce film, mon père ayant de plus lu le Club Dumas d’Arturo Pérez-Reverte, que je m’étais motivé pour l’acheter. Évidemment, les noms à l’affiche aident aussi. J’avais apprécié Rosemary’s Baby, du même Polansky, qui traitait d’un sujet somme toute assez proche (et le Pianiste, mais ça n’a rien à voir~). Bilan d’une petite soirée, il y a quelques mois…

Installation de la galette dans le lecteur, sélection du film en version sous-titrée, début du film, ça se présente bien. Johnny Depp a un jeu d’acteur réellement bon et ça fait plaisir à voir — même si, de l’avis de mon paternel, son Corso ne traite pas les livres avec l’égard qu’il leur accorde dans le roman, les manipulant quasi religieusement. Quant à l’intrigue, après avoir posé plutôt rapidement une ambiance oppressante, elle s’annonce assez complexe… mais il n’en est rien. Ça s’essouffle tout aussi rapidement ; on devine très vite qui est derrière tout ça, pour quels motifs, et surtout, ce qui constitue l’élément central du film (à savoir le fait que les trois copies du livre constituent ensemble l’original du bouquin grâce aux gravures qui diffèrent) devient trop vite évident. Du coup on passe le reste du film à attendre de voir comment les choses vont être amenées, à subir nombre de passages ridicules et inutiles. Quant à la fin, c’est à la limite du risible.
Si je dis que j’ai été déçu par ce film, je suis encore loin du compte — et c’est sans parler de mon père, qui a trouvé l’intrigue massacrée (paraît-il qu’il y en a deux emmêlées dans le roman, expliquant son titre, et que celle présentée sur la pellicule n’est pas la plus intéressante). L’unique intérêt est offert par le jeu de Depp, mais ce dernier ne vaut pas à lui seul de voir le film. C’est dommage, car ta fiche critique est très fournie. Le côté positif de cette histoire, c’est que j’ai maintenant un bouquin de plus à lire…

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MessageSujet: Re: The Ninth Gate   Sam 5 Nov 2011 - 17:28

J'attendais beaucoup de ce film qui au final m'a vraiment déçue...
Pourquoi donc?
Tout d'abord à cause de la lenteur du film, on sent qu'on avance pas dans l'histoire, ça stagne! Notre héros fait des recherches pour trouver les incohérences entres les copies du livre, et puis c'est tout! Il n'y a pas d'actions, les dialogues sont rares et d'une inutilité exceptionnelle. D'où l'ennuie total qu'on ressent lors du visionnage de ce film.
Je ne vois pas trop son intérêt finalement. C'est dommage car le casting est super!
Encore un autre point qui m'a dérangé, c'est l'absence total de bande sonore, accompagnées par un doublage tout aussi affreux que le film!
Pour conclure je dirai que c'est un film à éviter, sauf si on a du temps à perdre.
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