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 Mahō Shōjo Madoka Magica

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Shinkiro
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MessageSujet: Mahō Shōjo Madoka Magica   Mar 21 Aoû 2012 - 17:24



MAHŌ SHŌJO MADOKA MAGICA
    Année 2011.
    Anime en 12 épisodes, 3 films (retraçant l’histoire), manga en 3 tomes.
    Action, fantastique, psychologique.
    Studio Shaft.
    Design original d’Aoki Ume, scénario d’Urobuchi Gen, musique de Kajiura Yuki.
    Mangas liés : Mahō Shōjo Kazumi Magica: The Innocent Malice ; Mahō Shōjo Oriko Magica.

 La première réaction que l’on pourrait avoir devant un titre pareil est : « Ah, encore un anime de magical girls », ce qui est d’ailleurs très légitime. Plaçons tout d’abord l’histoire.
 Kaname Madoka est une lycéenne banale, qui se rend banalement au lycée avec ses amies Sayaka et Hitomi, y suit banalement les cours, et zone banalement après dans les magasins. Un jour qu’elle écoutait un disque au présentoir avec Sayaka, elle entend une voix, qu’elle décide de suivre. Première rencontre avec Kyubey, une petite bestiole blanche blessée. Là, derrière, se dresse Homura, une autre jeune fille, tout juste transférée dans la classe de Madoka et apparue dans son rêve la nuit précédente, qui essaye de refroidir l’animal… Madoka et Sayaka découvrent ainsi le monde des magical girls, et Kyubey leur demande de manière bien pressante de passer un contrat avec lui. Suivez le lapin blanc au fond du terrier et embarquez dans le monde magique de Madoka et ses amies.~♥


• Les personnages

    Kaname Madoka (Yūki Aoi)
    Notre héroïne, une adolescente tellement normale qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. Elle est attentionnée envers ses amies et s’entend particulièrement bien avec sa mère.


    Miki Sayaka (Kitamura Eri)
    Meilleure amie de Madoka, c’est une fille énergique avec un côté garçon manqué et une personnalité un peu abrupte.


    Akemi Homura (Saitō Chiwa)
    Récemment transférée dans la classe de Madoka et de Sayaka, elle dégage une aura sibylline et froide. Elle semble en savoir beaucoup concernant le monde magique.


    Tomoe Mami (Mizuhashi Kaori)
    Lycéenne plus âgée, elle sert de guide et de mentor à Madoka et Sayaka dans l’univers magique.


    Sakura Kyōko (Nonaka Ai)
    Une jeune fille caustique qui passe son temps à grignoter.


    Kyubey (Katō Emiri)
    Bestiole étrange, Kyubey peut donner des pouvoirs aux jeunes filles en formant des contrats avec elles, exauçant un de leurs souhaits en échange.

• Commentaire

 Alors pourquoi sous-entendre que cette première réaction n’est pas la bonne ? Si l’on admet que chaque série correspond à un style, et qu’inversement chaque style est représenté par certaines séries en particulier, on doit savoir qu’en ce qui concerne les magical girls le terrain est rigoureusement balisé, défini et peu diversifié, mené par les archétypes que sont Card Captor Sakura, Sailor Moon ou encore plus récemment Mahō Shōjo Lyrical Nanoha. Dans ce domaine, Madoka est ce qu’on appelle une déconstruction du genre : toutes les ficelles habituelles sont réutilisées mais d’une manière totalement différente, voire jouées à l’autre extrémité du spectre. Cette revue n’ayant pas pour but de gâcher le plaisir en multipliant les révélations, je ne développerai pas plus avant cet aspect. Gardez bien à l'esprit, cependant, que les codes du genre, tout en étant conservés, sont mis à l’épreuve dans cette série, et que vous prendrez votre première claque assez rapidement. Vous risquez d’être surpris en voyant que cette série atterrit à mille lieues de tout ce que vous aviez pu prévoir.

 Faire une revue de Madoka Magica sans sombrer dans la révélation est une tâche ardue, car chaque épisode à partir du troisième contient en développement l’équivalent d’un convoi humanitaire. C’est d’ailleurs bien dommage, car il y a tant et tant à discuter dans la richesse de cet anime. Le scénario est un produit d’Urobuchi Gen, à qui l’on doit le fameux Saya no Uta et Fate/Zero, c’est-à-dire que l’univers dépeint possède une multitude de couches sous la surface qu’on nous présente et qu’il y est apporté une importante profondeur. La réalisation entière est magistrale, rien n’étant laissé au hasard, qu’il s’agisse de petits détails visuels, de plans de coupe ou de choix sémantiques. Tout est là pour une raison, et même ce qui nous semble le plus insignifiant peut s’avérer lourd de sens ou de conséquences. Je me rappelle très bien l’attente entre deux épisodes : on allait de révélation en révélation, généralement une seule à la fois ; la spéculation était un passage obligé même pour ceux qui habituellement ne s’aventurent pas en théories diverses. Il y a un étrange plaisir procuré à chaque épisode par cet exercice, étrange en ce qu’il est aussi agréable lorsque des éléments contredisent nos suppositions que lorsque certains les confirment.
 Le chara-design a quant lui été confié à Aoki Ume, l’autrice de Hidamari Sketch, soit une pro du kawaii. La combinaison paraît étrange et incongrue, mais on se rend compte après coup que c’est à dessein, et le résultat final brille d’un éclat insoupçonné à première vue.

 Musicalement, l’ambiance des différentes séquences est magique. Déjà, pour que, moi, je relève une bande-son, c’est qu’elle envoie ; sans quoi c’est un élément que je ne remarque même pas. Pour vous donner une idée : vous savez, la petite musique qui fait toute la différence dans une scène de film, celle qui est seule responsable des torrents de larmes que vous versez et sans laquelle vous auriez simplement dit « pas mal » ? Eh ben c’est ça pendant douze épisodes. Kajiura Yuki est une compositrice reconnue, avec à son CV les bandes originales de séries comme Fate/Zero (sortie après), Pandora Hearts ou .hack//SIGN. Chaque morceau met en exergue le passage qu’il accompagne. Les motifs de chaque personnage ainsi que les musiques d’ambiance interviennent à des moments où ils ont du sens, et la composition retranscrit bien l’ambivalence de la série. Les génériques ne sont pas en reste non plus ; l’ouverture est très agréable, légère, le tout sur des images aux couleurs douces. Le générique de fin n’apparaît qu’à partir du troisième épisode, pour une raison bien précise. Afin de lui conserver toute sa saveur, je n’en parlerai pas ici, sinon pour dire qu’il remplit magistralement son rôle, surtout mis en parallèle avec celui d’ouverture.
 Graphiquement, on est au même niveau. Et on parle de Shaft. Comme pour la musique, les décors mettent excellemment en relief ce qui se passe, le choix des couleurs est magistral dans ce domaine, et le symbolisme, déjà marque de fabrique du studio, atteint des sommets sous la plume d’Urobuchi et vient vous frapper en plein visage pour peu que vous y fassiez attention. C’est encore plus phénoménal si l’on prend en compte tous les éléments graphiques mentionnés plus haut qui jouent un rôle dans l’histoire ; c’est absolument titanesque.


• Captures d’écran
Spoiler:
 
• Conclusion

 L’histoire est à mes yeux géniale, même si je savais plus ou moins à quel type de fin m’attendre de la part d’Urobuchi (ce qui ne m’a pas empêché d’être surpris à moult reprises). La première fois, on est soufflé par elle tant on ne voyait pas les choses aller dans ce sens. Les éléments scénaristiques sont excellemment placés, la cohésion d’ensemble est millimétrée, calibrée avec une incroyable précision, et, si la première fois on ne les remarque même pas, ils viennent nous tomber dessus comme un parpaing accroché au cou que l’on lâcherait lorsque l’on revoit la série. Car c’est à partir de la deuxième fois que l’on constate toute la puissance de Madoka Magica : à la manière de Higurashi lorsque l’on revoit la saison 1 après avoir vu la 2, les indices laissés çà et là tout au long des épisodes, les évidences qui étaient pourtant sous notre nez tout ce temps…, chaque pièce du puzzle vient prendre sa place dans l’esquisse pour compléter le tableau. C’est là, lorsque l’on se délecte de toutes ces petites attentions éparses, que l’on saisit vraiment l’entière saveur de la perle qu’est Mahō Shōjo Madoka Magica.

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