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 Edward Scissorhands

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Makiyuko
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MessageSujet: Edward Scissorhands   Dim 2 Mai 2010 - 23:32

EDWARD SCISSORHANDS
Edward aux Mains d‘Argent

Fiche Technique
Réalisateur : Tim Burton

Avec : Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest, Vincent Price

Drame Fantastique, U.S.A. [1990], 105 minutes
Sortie en salle : 10 Avril 1991

Sypnosis

Il était une fois...
Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un cœur pour aimer, un cerveau pour comprendre.
Mais son concepteur est mort avant d`avoir pu terminer son œuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal
et des instruments tranchants en guise de doigts.

Trailer




_______________________________________________
I. EDWARD/DEPP, RETOUR AUX SOURCES
II. L’AMERICAN DREAM BY BURTON
III. BURTON/ELFMAN, OU DEUX ETERNELS
IV. L’ADIEU CINEMATOGRAPHIQUE DE VINCENT PRICE
_______________________________________________


I.EDWARD, RETOUR AUX SOURCES

Que savons-nous d’Edward ? Peu, bien peu.
On le décrit volontairement avec une masse de mots exquis, délicieux, mielleux. Il est l’être parfait, l’homme ayant atteint l’âge d’or. Edward, une naïveté d’une telle pureté qu’elle en dérange le spectateur, le laisse pensif, nu et seul. Ses grands yeux ébahis, sa bouche incertaine, son teint pâle. Tout chez lui attire autant que repousse, telle une rose couverte d’épines.
Mais d’où vient-il ? D’une vieille énigme, quelque chose d’irrésolu encore à ce jour. La conscience de Burton.


    Ed, ange aux yeux noirs

    Lui. C’est lui qui troublera la vie de Kim ; lui qui froissera celle de Peg ; lui qui dérangera les habitants du quartier, même su ce n’est que pour quelques instants. Un personnage créé par Burton dans sa jeunesse, dessiné de nombreuses fois par l’adolescent qu’il fut, et qui lui tient énormément à cœur.

    Depp lui même s'attache énormément au personnage:

    'J'ai adoré joué Edxard, car il n'y avait rien de cynique, de blasé ou d'impur en lui. C'est presque une déception de me regarder dans le miroir et de réaliser que je ne suis pas Edward...'

    Enfin, je vous le laisse...


    Depp, découverte

    Edward aux mains d’argent est pour beaucoup un chef-d’œuvre, une perle ; mais c’est avant tout une rencontre. Burton pour Depp, Depp pour Burton. Le jeune acteur américain sort tout juste de la série 21 Jump Street et a alors tourné un nombre très minime de film, dont l’étonnant ‘Cry Baby’ de John Waters. Burton le voit, ils échangent quelques mots. Le réalisateur en parle ensuite comme de l’amour de sa vie :

    ‘Quand j’ai rencontré Johnny, j’ai tout de suite su que c’était la bonne personne. Je le sentais.’


    Pour jouer Edward, il fallait cette petite chose de plus, celle qui donne l’impression que le personnage parle, sans pour autant ouvrir la bouche.

    ‘On a tout de suite vu qu’il avait cette qualité, rien qu’en lui parlant. Ça se voyait dans ses yeux. C’était un aspect important pour ce personnage, le fait de ne rien avoir à dire, de pouvoir simplement projeter une idée, comme un acteur de film muet. ‘

    On pourra d’ailleurs, quelques temps plus tard, voir Depp jouer dans le film ‘Benny & Joon’, dans lequel sont réalisés de nombreux clins d’œil aux films muets des années 30.
    Bref, Burton explose, Tim éclate, Monsieur sait. Il a trouvé le bijou pour son film, il en est certain. Il voit à travers Depp, jeune et soiffard d’expérience, un homme prêt à tout pour le rêve et, surtout, un espoir pour le cinéma international. Pour le coup, il ne s’est pas trompé ! Très vite, Burton comprend Depp, saisit ce qu’il est, ce qu’il veut.

    ‘C’était l’idole des jeunes mais, au fond, ce n’est pas ce qu’il ressentait. Cette idée de décalage était profondément ancrée en lui.’


    Naissance d’un duo délicieux, d’un couple aux rêves communs. Suivront un petit paquet de films, et pas des moindres, dont ‘Ed Wood’, ‘Sleepy Hollow’ ou plus récemment ‘Sweeney Todd’ et ‘Alice in Wonderland’.
    En résumé, l’un doit la réalité de ses désires à l’autre, qui doit sa carrière à l’un. Comme quoi.
    Merci, Edward…


    Tournage : dans la peau d’Edward

    Le résultat est grandiose, le spectateur ému : un film aux intentions modestes qui a tout des plus grands. Seulement, bien que fort d’un casting prestigieux [Wiest, Price, Arkin ; qui sont de belles têtes], Burton compte beaucoup sur la performance de son acteur principal, tout juste détaché des séries américaines pour adolescentes larmoyantes.
    C’est donc dans un défi périlleux, pour lui premièrement, que se lance Depp. Faire vivre Edward, la pureté sombre, avec modestie et élégance ; articuler gracieusement ce doux pantin à la face blanchâtre. Et cet effort débutera par le port du costume, au combien complexe, comme l’avoue et l’explique ici Burton :

    ‘Le costume est fait d’une combinaison de choses. Je pense que nous avons… utilisé du latex, du cuir et du naugahyde. Nous avons pris le vieux canapé de mon premier appartement ! On a aussi utilisé du scotch noir. Je pense que nous en avons eu besoin tout au long du tournage. Johnny avait un habit climatisé sous son autre costume, ce qui augmentait encore plus la température de son corps. C’était assez difficile pour lui car, pendant le tournage en Floride, il a fait chaud et humide. Etre couvert de maquillage de la tête aux pieds tout le temps, et ne pas pouvoir se servir de ses mains... ce n’est pas évident !’

    Dans cette joyeuse folie costumière s’intercale un objet essentiel au personnage : ses mains. Ou plutôt, cet ensemble de choses et de métaux aux tailles et épaisseurs difformes, qui font office de mains pour la création délurée du réalisateur.

    ‘J’ai travaillé avec Stan Winston et son équipe sur l’aspect d’Edward et des ciseaux, et ils ont vraiment fait du bon boulot. J’avais fait des croquis très simples et ils ont réussi à les étudier et à les faire vivre en trois dimensions. Ils ont compris des choses au niveau de la texture de ces lames, et ça, c’était formidable.’

    Depp a reçu ces mains-ciseaux [qui sont aujourd’hui entreposée dans la demeure d’un fameux Michael Jackson, qui avait postulé pour le rôle à l’époque] quelques semaines avant le début du tournage, pour s’habituer à jouer avec. D’après ce que confie Burton, les retrouvailles sur le plateau, pour les premières scènes, furent assez comique :

    ‘Nous lui avions donné ces mains avant le tournage ? Je pense qu’il est devenu plus proche de la réalité que... *rires* Je pense que certaines cicatrices sur son visage étaient vraies au début du tournage. On voit très tôt ce qu’il arrive lorsque l’on a des mains comme celles-ci. ‘

    Finalement, il mettre ces petits incidents sur le compte de l’apprentissage et se voudra même un tantinet philosophe…

    ‘C’est en jouant un rôle pareil que vous voyez ce que c’est de s’habiller sans avoir des mains. A chaque film, on apprend quelque chose de nouveau.’

    Pour finir, une petite anecdote, encore et toujours : Burton n’a pas fait raser les sourcils de Depp [qui devaient finir au sol, à la base], mais les a fait camouflés, simplement. Devant la caméra de l’envoyé spécial qui l’interview sur le plateau, il se laisse aller à la réflexion :

    ‘Les gens sont étranges par rapport au rasage. Ils se rasent la tête, ils se rasent le corps, mais les sourcils… *rire* ça fait un peu peur.’

    Suite à ces mots, le journaliste le laisse seul. Sans penser que quelques années plus tard, il serait de nouveau question de rasoir chez Mr Burton… différemment, disons.




II. L’AMERICAN DREAM BY BURTON



C’est à la fois dans une profonde critique de la société américaine des années 70-80, ainsi que dans une revanche personnelle au lieu où il a grandit que Burton se lance en réalisant Edward aux mains d’Argent.
Tout au long du film, on aperçoit de longues allées parfaitement droites et alignées, encadrant des maisons géométriques, ornées de petits jardins taillés à l’anglaise. Le voisinage de Peg Boggs, haut en couleur, joue un rôle important dans l’acceptation, puis le rejet d’Edward. On remarque en particulier les performances de Kathy Baker [Joyce] et O-Lan Jones [Esméralda], qui poussent très loin la caricature à l’aide de leurs personnages, tout en restant justes.


    Le rejet d’une enfance, Burbank

    Tim Burton, de son vrai nom Timothy William Burton, naquit un 25 Août 1958, dans la ville de Burbank. Ou bien Hollywood bis, comme on aime à l’appeler. Cité traditionnelle américaine où se sont implantés les studios de la Warner Bros, de Disney, de la Columbia et de NBC, Burbank parait pourtant bien terne, vide, dénuée d’intérêt aux yeux du jeune Timothy qui, très rapidement, ira se réfugier dans les sombres salles de cinéma pour voir et revoir de vieux longs métrages qui ont été, sont et seront à jamais, sa plus grande source d’inspiration. Le fils ainé Burton n’aime ni la ville, ni les quartiers, ni la vie à Burbank. Et c’est avec Edward aux mains d’argent qu’il se lâchera enfin, en caricaturant, ironisant même, la population et l’espace de sa cité natale.
    Tout en Edward sent Burton.
    Le réalisateur avoue d’ailleurs s’être inspiré de sa propre coupe de cheveux pour la création de celle de son personnage. Mais cela n’est que détail, simple anecdote. La relation qui lie les deux hommes est bien plus personnelle, plus étroite.

    ‘L’histoire m’est venue lorsque j’étais encore adolescent. Étant jeune, j’aimais dessiner, j’avais des images en tête, elles restaient longtemps et je me mettais à les dessiner. J’ai dessiné ce personnage il y a longtemps, j’y ai beaucoup pensé. Je pense qu’il représentait les années d’adolescence, lorsque l’on se sent incompris, enfin … des choses très classiques. Grandir à Burbank a aussi contribué à renforcer ces sentiments. C’est très représentatif de toutes les impressions et perceptions de cette époque et de cet endroit. C’est une histoire que j’avais en tête depuis longtemps....’

    Lors de cette déclaration, Burton est assis sur un fauteuil, face au journaliste ; ils regardent le film ensemble. Le réalisateur se tait. Un voile passe sur son regard, léger. Quelques secondes, un petit temps d’arrêt. Comme un souvenir qui remonte à la surface, la nostalgie qui vous revient en pleine face. Un petit sourire crispé, un regard pour le journaliste. Burton avale sa salive, replace ses lunettes, reporte son attention sur sa création. Et tout repart, simplement.


    Création d’un monde aux allures de Burbank

    Le décor n’a rien d’anodin. Critiquer Burbank, oui. Mais allons jusqu’au bout, dans ce cas. Burton décide de refaire, reconstruire, recréer la ville de son enfance. Toutes ces maisons parfaitement parallèles, entourées de mignonnets jardins. Ces façades colorées, ce mauvais goût ambiant, qui colle à la peau des habitants. Le réalisateur cherche l’endroit parfait, le sol où le cauchemar de ses longues années de solitude reprendra. Et il le trouve, quelque part dans le sud de la Floride, à l’est de Tampa, pour finalement y passer plusieurs mois. Burton a toujours été ainsi. Il aime créer, sentir, même s’il faut plus de temps. Il aime le décor lorsqu’il est présent, et non pas cette flasque bâche verte.

    ‘C’est toujours bien de pouvoir construire les décors. Je pense que cela aide tout le monde. Les acteurs, moi… Pour faire croire que l’on vit là. De tourner dans un véritable quartier, bien que nous ayons rajouté des feuillages, de la verdure, c’était très ‘vrai’. Nous avons un peu peint les maisons, c’était vraiment ressemblant.’

    Voilà, Burton a son Burbank, il peut cracher son venin.
    La petite excentricité remarquable qui ne colle en aucun cas avec le paysage de Burbank, c’est l’habitat d’Edward. Le vieux château grisâtre de 'l’Inventeur', où personne n’a jamais encore mit les pieds. Évidemment, le contraste est flagrant entre le petit quartier tranquille et le manoir délabré. Et pourtant, quelques mètres seulement séparent ces deux endroits. La sombre forteresse hantée en miroir avec la mignonne ville aux coloris agréables. Edward en miroir avec ceux qui vivent là. Le château est Edward, Edward est le château. Et c’est Peg qui viendra pousser la porte du jardin secret de ce monstre aux envies de paradis [pas de jeu de mots, non non…].

    ‘Je pense que c’est la maison de Martha Stewart [femme d’affaire américaine qui présente une émission télé sur le bien être, la cuisine et l’arrangement de la maison, etc.]. Lorsqu’elle sera vielle et folle, oui, ce sera sa maison. *rire*
    J’avais travaillé avec un super décorateur, Bo Welch. C’est toujours le même processus : on arrive avec un concept, et avec lui, d’autres dessinateurs, moi-même et des maquettistes, nous arrivons à ce que nous voyons là [Intérieur du château, grand Hall d’entrée]. C’était une très bonne équipe de décorateurs, des gens sachant faire des choses bancales avec art, ce qui est appréciable.
    [Rez-de-Chaussée, découverte des étranges inventions par Peg] On est dans les décors de la Fox. On a tourné en Floride et dans les studios l’intérieur de ce manoir.’



    Casting: Premier choix pour Burton

    Edward aux Mains d’Argent, en plus d’être une perle de cinéma, c’est un jeu d’acteur exceptionnel. Un casting choisit avec finesse, patience. Le jeune réalisateur n’a pas fait les choses au hasard. Pour ce film, il va s’entourer de très bons comédiens.


    ‘Réunir ce casting a été très amusant, car il y avait des rôle vraiment intéressants. C’est pareil, je recherche toujours des gens, surtout pour un projet comme celui-là, qui n’est pas réel, qui le rendent réel. Tous ces acteurs ont vraiment réussi à rendre ces rôles excentriques réels. Le fait qu’on soit restés quatre mois dans cet environnement a peut-être aidé !’

    Aux côtés de Depp, on retrouve Winona Ryder [encore toute jeune à l’époque], qui aura l’honneur de jouer la douce Kim, et défendra d’ailleurs sa partie à merveille. Pour interpréter le père de cette fameuse et donc le mari de Peg, Alan Arkin est appelé.

    ‘J’étais content de travailler avec Alan Arkin, car c’est un excellent acteur. Je me suis rendu compte, en travaillant avec lui, qu’il avait faire des choses formidables toujours dans des rôles différents. Il devient le personnage. Il est devenu ce personnage, et d’ailleurs, ça m’a fait peur [rire] car on aurait vraiment dit qu’il était de Burbank !’

    Et il est vrai qu’à l’écran, l’homme se fond totalement au personnage, à l’image d’O-lan Jones, Kathy Baker, Anthony Micheal Hall, etc.
    Mais dans ce film, à part l’explosion de Depp, on découvre ou redécouvre surtout deux acteurs au talent sans précédent : Dianne Wiest & Vincent Price [Puisque ce dernier a le droit à une partie à lui seul dans cette critique, je ne m’étendrais donc pas tout de suite sur son cas.]

    Wiest disions nous. Lorsque Burton la choisit pour son film, elle n’en est pas à son premier essai. Elle s’impose donc comme l’un des maillons forts du casting, et remplira parfaitement ce rôle. Actrice adorée de Woody Allen au début de sa carrière [Coups de feu sur Broaday, Hannah et ses sœurs, La rose pourpre du Caire, Radio Days, September,…], elle apparaît dans des films cultes comme 'L’homme qui murmurait à l’oreille des Chevaux' de Redford ou 'Independence Day' de Mandel. Sur les presque 40 films qu’elle a tourné, Edward aux mains d’Argent reste aujourd’hui encore le plus marquant et le plus connu de sa carrière.

    ‘Dianne Wiest. C’est l’une des premières personnes à avoir réagi au script. Elle était très enthousiaste au sujet et à l’émotion qu’il dégageait. Elle a aidé à en renforcer le côté émotionnel. Lorsqu’elle a lu le script, j’ai vraiment eu l’impression qu’elle y croyait. Elle s’est dépassée dans son rôle. Elle y a mit beaucoup d’émotion, beaucoup d’elle-même.
    Elle a trouvé le ton de son rôle à merveille. C’est parfois difficile de mélanger les choses qui sont drôles, mais qui ont tout de même un aspect émotionnel. Elle est très forte pour cela’


    Le réalisateur parle ainsi de ses acteurs, le sourire aux lèvres, le regard au loin. On ne s’étonne plus que ses films soient aussi bons. Puisque tout vient du jeu, finalement. Et les effets spéciaux, autres 3D et costumes brodés d’or, ne pourront jamais rien sans comédiens talentueux.




III.BURTON/ELFMAN, OU DEUX ÉTERNELS

    Si je vous dis… Bande Originale de l’Etrange Noël de Mr Jack, Batman, Mission : impossible, Les Simpson-Le Film, Big Fish, Numéro 9, Chicago, Men in Black, Charlie et la Chocolaterie, Hulk, Les Noces Funèbres, Harvey Milk, Alice in Wonderland, etc.
    Ah, oui… Magnifiques, n’est-ce pas. Et pourtant, un seul et unique homme pour tout cela. Plus de 80 films sur le CV de notre prodige, l’incontournable Elfman.

    Edward aux mains d’Argent est exactement le douzième film qui se voit orner de l’art du Maître, et c’est déjà la quatrième fois qu’il compose pour un film de Tim Burton. Autant dire que l’homme suit le réalisateur depuis le tout début de sa carrière, et ne l’a pas lâché depuis. Dix collaborations pour les deux amis, allant de Beeteljuice à La Planète des Singes, ou des Noces funèbres à, dernièrement, Alice in Wonderland.
    Le réalisateur, très attaché à son compositeur et tout d’abord ami, se confie rarement sur son sujet et restera sobre dans son commentaire.

    ‘Pour un conte, sa musique a toujours été importante. Il aide à créer un environnement avec de l’émotion. Lorsque vous mélangez des choses qui sont censées être dramatiques, visuelles mais pas réelles, il fait en sorte qu’elles le soient.
    On a l’impression d’avoir commencé en même temps et d’avoir vécu le même genre d’expériences. Il a vraiment le don de saisir ce ton étrange que je tente d’obtenir.’


    Pour Edward aux mains d’Argent, Elfman créé une bande originale fine et subtile, à la fois douce et violente. Quelques notes de piano, quelques voix perchées. Sans doute l’une de ses plus belles réussites, qui se place aujourd’hui comme un classique BO cinéma. Bref, le talent opère, la magie du Sir nous emporte.
    Et chacun rêve que c’est pour soit, que fut écrite l’Ice Dance…




IV.L’ADIEU CINÉMATOGRAPHIQUE DE VINCENT PRICE

    Price à l’image d’Elfman. De même que l’artiste mélomane, l’acteur possède plus de 70 films au conteur, dont Edward aux mains d’Argent fut l’un des derniers.’L’homme au Masque de Cire’, ‘Pêché Mortel’, ‘La Mouche Noire’, ‘Les Dix Commandements’, ’Laura’, ‘Les Cadavres ne portent pas de Costard’, etc., et bien sur, ‘Vincent’. Ce court [mais vraiment court] métrage fut la premier d’œuvre de Burton… et aussi la raison pour laquelle il fut renvoyé des Studios Disney ! On y découvre un petit garçon, Vincent Malloy, âgé de 7 ans, qui possède une imagination débordante et s’imagine être… le comédien Vincent Price. Sombre et poétique, décalé en noir&blanc, l’un des meilleurs courts métrages à ce jour, d’après certains…


    ‘Le premier film que j’ai fait était un court métrage intitulé ‘Vincent’. Je me souviens de lui avoir envoyé sous forme d’une petite brochure et il m’a répondu. C’était vraiment épatant, ça a été la première personne, avec une telle réputation, à m’avoir vraiment soutenu. Pour moi, c’était vraiment magique de pouvoir rencontrer quelqu’un que j’avais idolâtré. C’était une expérience formidable.
    Ensuite, ce rôle [l’Inventeur], qui avait beaucoup de signification, a pris encore plus d’importance lorsqu’il a accepté. Car c’est le genre de rôle que n’est pas grand mais qui a beaucoup d’importance, lorsque nous avez quelqu’un comme lui, ça améliore tout’


    Un personnage donc, un acteur intimident, celui qui joua Edgar Allan Poe… La grande classe pour le jeune réalisateur qu’est alors Burton.
    Edward aux mains d’Argent sera son dernier film au cinéma, un adieu plus que réussi, avec un rôle auquel il a offert la grâce et le talent.




Un film que je conseille aux amateurs de cinéma, tout simplement, à ceux qui aiment ressentir, vivre, penser au travers d'un long ou court métrage.
Sans doute le meilleur Burton [bien que Sleepy Hollow... Enfin, bref °°], qui donne frissons et fait rêver. Avec ça une bande originale magnifique et un casting exceptionnel.
Bref, je dis, je dis... Mais vous n'avez qu'à le voir.




  • Citations du film

    -Hold me.
    -I can’t.

    Edward & Kim

    -Que vous est-il arrivé ?
    -Je suis pas fini.

    Peg & Edward

    -Tu veux pas jouer à Chifoumi avec moi ?
    -Nah, ça me les casse de tout le temps gagner.

    Edward & Kevin Boggs


  • Images



  • Anecdotes

    'Je ne pense pas que ce soit quelque chose que les gens comprennent, le bowling'
    Tim Burton


By Makiyuko

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Dernière édition par Makiyuko le Lun 16 Aoû 2010 - 23:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Edward Scissorhands   Lun 3 Mai 2010 - 22:39

Euh... je sais pas si tu as vu mais il existe déjà une fiche sur ce film et en plus c'est toi qui l'avais faite XD

Donc je te propose d'éditer ton ancienne fiche si tu le souhaites mais je pense pas qu'il faille deux topics XD Enfin je pense que tu te rappelais plus que tu l'avais faite!

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Merciiiii ma Gary d'amür ♥


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MessageSujet: Re: Edward Scissorhands   Sam 8 Mai 2010 - 21:26

Je m'en souvenais, mais... C'était là le but du rang de critique, non...?
Faire des fiches plus complètes & rafraichir les anciennes en demandant les droits au rédacteur. Je me suis demandée les droits et j'ai acceptée °°
La question de: que devient la première fiche n'a jamais été résolut... mais pour cette fois, c'est bon, il n'en reste plus qu'une.
Désolée et merci de me l'avoir rappelé tout de même !

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MessageSujet: Re: Edward Scissorhands   Dim 12 Déc 2010 - 22:14

Malheureusement ce film ne m'a pas du tout touché... La Burtonômania qui planait un peu partout m'a beaucoup bloqué avant de reregarder ce film -car la première j'étais toute petite et Edward me filait les chocottes XD-. Je n'ai malheureusement trouvé aucune "sympathie" ou "attendrissement" envers les personnages "humains" de cette histoire. Beaucoup trop... chiants. Même si c'était probablement l'effet que cela voulait donner. Le quartier me semblait plus ou moins irréaliste, sûrement l'époque où se passait le film et je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'Edward était purement idiot, sans aucune pureté je ne l'ai vu, plutôt un enfant otiste qui est dans son monde... bref, ce film n'était pas pour moi, car les moments "importants" ne m'ont pas touchés =/

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MessageSujet: Re: Edward Scissorhands   Mar 19 Juil 2011 - 20:40


Cette fable magique, émouvante et dans un certain sens extrêmement réelle rappelle à tous des aspects assez "noires" de notre société et est avant tout, un appel à la tolérance. On se rend vite compte qu'Edward, qui n'est qu'une invention, est pourtant presque le seul à faire preuve d'un semblant d'humanité.
C'est un film qui vaut plus pour son sens figuré (un peu comme Big Fish) que pour son esthétique (douteuse comme souvent chez Burton); c'est en outre un très bon film, qui a la chance de voir réunis à l'écran le très bon Johnny Depp et la ravissante (et touchante) Wynona Ryder. La fin est superbe.
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MessageSujet: Re: Edward Scissorhands   Lun 12 Déc 2011 - 21:16

    Edward Scissorhands, c'est le genre de film que je ne regarderai que peu. La raison en est qu'il est tellement prenant qu'à chaque fois, je sens l'émotion m'étouffant presque. Ce film me touche à un point tel que j'aime autant éviter de le voir en boucle.

    Pourtant, je trouve que ce film est une merveille. Le personnage d'Edward est impressionnant et m'a toujours hypnotisée, d'une certaine façon. Depuis la première fois que j'ai vu le film, ce garçon me touche et me tord le coeur. Les regards de Depp, les mimiques, tout ce qui lui arrive... Il est impossible pour moi de rester neutre face à un tel jeu, un tel personnage.
    Les autres protagonistes ne sont pas moins bons, allant tous à fond dans leur rôle. Ils sont tantôt drôles, touchants, tantôt chiants. Une panoplie d'êtres, caricaturés parfois, qui donnent une certaine profondeur au film, qui amplifient l'ambiance particulière du long-métrage.

    Quant à l'histoire, les images... Typiquement Burtonien, dirais-je. Sombre et pourtant, tellement beau. Prenant, étouffant, mais tellement merveilleux à voir. Un délice visuel, un délice pour les sentiments qu'il fait naître. Une joie qui teinte pourtant les yeux de larmes et qui enserre le coeur des âmes plus sensibles.

    Edward Scissorhands, un film que je n'ai vu que peu, mais dont les images restent ancrées dans ma mémoire. Un film que je refuse de voir à nouveau, tant il m'a touché. Un film qu'il faut voir une fois dans sa vie, tant il est merveilleux.

    18/20.
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